Débuter en parapente
Le parapente est le sport aérien le plus accessible : une aile souple, un harnais, une pente, et le vol commence. On peut voler le jour même,…
Le parapente est le sport aérien le plus accessible : une aile souple, un harnais, une pente, et le vol commence. On peut voler le jour même, sans rien connaître, en biplace avec un moniteur aux commandes. Voler seul demande en revanche un vrai apprentissage, une licence fédérale et une progression encadrée. Voici les deux voies, ce que chacune coûte, et ce qui décide réellement d’un vol.
Les deux façons de commencer
| Vol biplace | Stage d’initiation | |
|---|---|---|
| Durée | Une demi-journée sur place, 10 à 30 min de vol | 5 jours en général |
| Prérequis | Aucun | Aucun, mais de la marche et de la course en pente |
| Ce qu’on apprend | Rien, on est passager | Gonfler, décoller, piloter, se poser seul |
| À l’issue | Une expérience | Les premiers vols en autonomie sur pente-école |
Le biplace n’est pas une étape obligatoire vers l’autonomie, mais c’est le meilleur moyen de savoir si le vide vous convient avant d’engager le prix d’un stage. Notre guide du choix d’un stage compare les formules et les écoles.
Ce qui décide d’un vol : l’aérologie, pas le pilote
C’est le point que tous les débutants sous-estiment. Un parapente vole dans une masse d’air, et c’est l’état de cette masse d’air qui autorise ou interdit le vol : la force et la direction du vent par rapport à la pente, la thermique de mi-journée qui rend l’air turbulent, la stabilité générale. Un moniteur qui annule un vol pour cause d’aérologie n’est pas un moniteur frileux : c’est le signe qu’il fait correctement son travail.
En pratique, les créneaux les plus calmes sont le début de matinée et la fin d’après-midi, quand la thermique est faible. Le milieu de journée en été est le moment le plus porteur pour un pilote confirmé, et le plus inconfortable pour un débutant. Ce qu’il faut savoir avant de se lancer détaille les phases où se concentrent les incidents.
La progression vers l’autonomie
- Le gonflage au sol. On passe des heures à faire monter l’aile au-dessus de sa tête sans décoller. C’est ingrat, et c’est ce qui fait les bons pilotes.
- Les premiers vols sur pente-école. Quelques mètres de haut, quelques dizaines de mètres de distance, avec le moniteur à la radio.
- Le grand vol accompagné. Décollage d’un site aménagé, toujours à la radio, jusqu’à l’atterrissage officiel.
- Le brevet fédéral. Théorie et pratique, délivré par la fédération après un nombre de vols et une évaluation.
- L’achat de l’aile. En dernier, jamais en premier. Une aile de classe A adaptée au poids du pilote, choisie avec son école.
Compter une saison pour être autonome sur un site connu, et plusieurs pour voyager. La condition physique compte plus qu’on ne croit : décoller demande de courir en pente avec vingt kilos sur le dos, et une journée de vol se termine par la remontée à pied ou en navette.
Où voler en France
Les massifs alpins concentrent les sites les plus connus, avec des écoles ouvertes toute l’année dans les vallées de Haute-Savoie et des Alpes du Sud. Les Pyrénées, le Massif central et les Vosges disposent également de sites-écoles, souvent moins fréquentés. Le vol côtier, en dune, est une autre porte d’entrée : l’aérologie y est plus régulière, ce qui en fait un excellent terrain d’apprentissage du gonflage.
Pour le décor, le parapente en Corse donne une idée de ce que le relief méditerranéen offre. Le parapente figure aussi dans notre panorama des activités estivales, et l’autre façon de quitter le sol est le saut en parachute. Voir la rubrique parapente.
Pour un premier vol, les plateformes de réservation permettent de faire un baptême de parapente avec Funbooker, et certaines écoles proposent leur propre baptême de parapente en direct. Côté cadre fédéral, la Fédération Française de Vol Libre publie la réglementation, les licences et la liste des clubs.
Questions fréquentes pour débuter en parapente
Quelles sont les conditions pour faire du parapente ?
En biplace, il n’y a aucun prérequis technique : le passager doit pouvoir courir quelques pas au décollage et respecter une fourchette de poids fixée par le prestataire, généralement entre 25 et 110 kilos selon la voile. Un certificat médical n’est pas exigé, mais les affections cardiaques, les problèmes de dos et les grossesses se discutent avec un médecin. Pour voler seul, s’ajoutent une licence fédérale, une formation en école et une progression validée par un moniteur.
Est-ce qu'il faut une licence pour faire du parapente ?
Pas pour un vol biplace de découverte : le moniteur est licencié et assuré, le passager n’a rien à souscrire. Pour voler seul en revanche, la licence fédérale est indispensable, et elle porte l’assurance en responsabilité civile aérienne, qui est obligatoire. Elle est délivrée par le club ou l’école, et s’accompagne de la progression vers le brevet de pilote.
Quel est le prix d'une séance de parapente ?
Un vol biplace de découverte se situe couramment entre 80 et 150 euros selon la durée et le site, et un vol dit thermique, plus long et plus haut, coûte davantage. Un stage d’initiation de cinq jours se compte en plusieurs centaines d’euros, matériel de l’école inclus. Ce sont des ordres de grandeur : les tarifs varient fortement d’un massif à l’autre et selon la saison.
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