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Préparation physique / mentale à l’effort

Trois choses auxquelles penser avant de partir randonner

La plupart des ennuis en randonnée ne viennent pas d’un accident mais d’une addition : un départ trop tard, une météo mal lue, un sac mal composé.…

Par Publié Mis à jour Lecture 3 min
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La plupart des ennuis en randonnée ne viennent pas d’un accident mais d’une addition : un départ trop tard, une météo mal lue, un sac mal composé. Trois vérifications faites la veille éliminent l’essentiel du risque, et elles ne prennent pas dix minutes. Voici lesquelles, et ce qu’on met vraiment dans le sac.

1. Calibrer l’itinéraire sur le groupe

Une randonnée se mesure en dénivelé et en temps, jamais en kilomètres. Le repère universel : un marcheur moyen monte environ 300 mètres de dénivelé par heure, et parcourt 4 kilomètres à l’heure sur le plat. Additionner les deux donne une estimation fiable : à laquelle il faut ajouter les pauses, qui représentent souvent un quart du temps total.

Le calibrage se fait sur le maillon le plus lent du groupe, pas sur sa moyenne. Une sortie dimensionnée pour le meilleur marcheur produit un retour de nuit pour tous les autres. Et l’on fixe une heure de demi-tour avant de partir : à telle heure, où qu’on en soit, on redescend. C’est la règle la plus efficace qui existe en montagne, et la plus difficile à tenir.

2. Lire la météo de montagne, pas la météo de la ville

Le bulletin d’une vallée ne dit rien de ce qui se passe mille mètres plus haut. Il faut un bulletin montagne, et y regarder quatre choses.

  • L’isotherme zéro degré, qui donne l’altitude à laquelle il gèle et permet d’anticiper la neige ou le verglas.
  • Le vent en altitude, qui décide du ressenti bien plus que la température affichée : et qui rend certaines crêtes impraticables.
  • L’heure d’arrivée des orages, en été. Ils se déclenchent typiquement en début d’après-midi, ce qui commande de partir tôt et d’être redescendu des crêtes avant.
  • Le plafond nuageux, qui conditionne la visibilité et donc la capacité à s’orienter.

En hiver, s’ajoute le bulletin d’estimation du risque d’avalanche, qui n’est pas réservé aux skieurs : un randonneur en raquettes évolue sur le même terrain. Voir s’orienter en raquettes quand le sentier disparaît.

3. Dire où l’on va

C’est la vérification la plus simple et la plus négligée. Une personne qui reste en bas doit connaître l’itinéraire prévu, le point de départ et l’heure de retour estimée. En cas de non-retour, cette information divise par dix le temps de recherche.

Elle se complète d’un téléphone chargé, gardé au chaud contre le corps par temps froid, avec la trace de l’itinéraire téléchargée hors ligne : le réseau est aléatoire en montagne, et une application de navigation sans carte préchargée ne sert à rien. Le numéro d’urgence européen est le 112, joignable même sans réseau de son propre opérateur.

Ce qu’on met dans le sac

CatégorieContenu
NavigationCarte, trace hors ligne, boussole
Protection solaireCrème, lunettes, chapeau
IsolationCouche chaude, coupe-vent imperméable
ÉclairageFrontale avec piles neuves
SecoursTrousse, couverture de survie, sifflet
RéparationCouteau, adhésif, lacet de rechange
Eau et nourriture1,5 à 2 L, plus une réserve non entamée

Le principe qui gouverne cette liste : elle contient ce qui sert le jour où ça ne se passe pas comme prévu. La frontale et la couche chaude ne servent à rien sur une sortie qui se déroule bien, et elles changent tout sur une sortie qui s’allonge. C’est aussi pour cela qu’on ne les retire pas du sac « parce qu’il fait beau ».

Côté vêtements, on applique le système des trois couches : une première couche technique qui évacue la transpiration, une couche isolante, une couche coupe-vent et imperméable. Jamais de coton, qui garde l’humidité et refroidit. Voir le détail du système à trois couches, valable été comme hiver.

Voir aussi la rubrique randonnée, préparer une nuit en refuge et les précautions en altitude.

Pour le sac lui-même, les revendeurs spécialisés comme Glisshop proposent des modèles de vingt à trente litres adaptés à la journée.

Questions fréquentes avant de partir randonner


Quels sont les 10 essentiels à prendre en randonnée ?

La liste classique tient en dix catégories : de quoi naviguer (carte, trace hors ligne, boussole ; une protection solaire) crème, lunettes, chapeau ; une couche isolante supplémentaire ; un éclairage, frontale avec piles neuves ; une trousse de secours ; de quoi faire du feu ou se signaler ; un nécessaire de réparation, couteau, adhésif ; de la nourriture en réserve ; de l’eau et de quoi en traiter ; et un abri de secours, au minimum une couverture de survie. Elle se complète d’un coupe-vent imperméable en toute saison.


Comment fonctionne la règle des 3 couches pour la randonnée ?

Chaque couche a un rôle distinct. La première, au contact de la peau, évacue la transpiration : laine mérinos ou synthétique, jamais de coton. La deuxième isole en emprisonnant de l’air chaud : polaire, duvet ou synthétique selon l’humidité attendue. La troisième coupe le vent et l’eau, avec une membrane imperméable respirante. Ce qui isole n’est pas le tissu mais l’air immobile qu’il retient : trois couches fines non comprimées tiennent plus chaud qu’une seule très épaisse.


Quelle est la règle des 3-6-9 en randonnée pédestre ?

C’est un repère d’autonomie pour dimensionner une sortie : trois heures de marche pour une balade courte, six heures pour une journée classique, neuf heures pour une grande course qui suppose un départ à l’aube et une vraie préparation. À chaque palier correspondent des exigences différentes en eau, en nourriture, en équipement de secours et en marge horaire. Le repère complémentaire, plus universel, reste celui du dénivelé : environ 300 mètres de montée par heure pour un marcheur moyen.


Quels sont les conseils pour un débutant en randonnée ?

Commencer par des sorties de deux à trois heures avec peu de dénivelé, et augmenter progressivement : c’est le dénivelé, pas la distance, qui fait la difficulté. Partir tôt, systématiquement : cela laisse une marge en cas de retard et évite les orages d’après-midi. Se fixer une heure de demi-tour et s’y tenir. Prévenir quelqu’un de son itinéraire. Et soigner les chaussures avant tout le reste : ce sont elles, et non le sac ou les bâtons, qui décident du confort de la journée.


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