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Ski de randonnée

Ski de randonnée : le guide pour bien débuter

Le ski de randonnée consiste à monter à ski, peaux collées sous la semelle et talon libéré par la fixation, puis à bloquer le talon pour…

Par Publié Mis à jour Lecture 3 min

Le ski de randonnée consiste à monter à ski, peaux collées sous la semelle et talon libéré par la fixation, puis à bloquer le talon pour redescendre. Il ouvre toute la montagne hivernale hors des remontées mécaniques, et fait basculer le pratiquant dans un autre régime de responsabilité : au-dessus des pistes, personne ne sécurise le terrain. Voici ce qu’il faut savoir avant la première sortie, et dans quel ordre.

Le matériel, poste par poste

PosteCe qu’il faut savoirLouer ou acheter
SkisPlus légers et plus étroits qu’un ski de pisteLouer les premières sorties
FixationsTalon libérable, à inserts pour les plus légèresVendues avec le ski en pack
ChaussuresMode marche et mode ski, compatibles avec la fixationLe poste le plus personnel : à essayer longuement
Peaux de phoqueDécoupées à la forme du ski, à entretenirFournies avec le pack de location
CouteauxMordent la neige dure en déversIndispensables au printemps
DVA, pelle, sondeNon négociables, et à savoir utiliserLe DVA se loue, mais la formation ne se loue pas

Le détecteur de victimes d’avalanche, la pelle et la sonde forment un ensemble : les trois se portent ensemble, se vérifient au départ, et surtout s’utilisent. Une recherche au DVA s’entraîne : sinon le matériel ne sert à rien le jour où il faut chercher, et il donne en attendant une fausse impression de sécurité.

Ce qui s’apprend, et ne se lit pas

Trois compétences relèvent d’une formation encadrée, et aucun article ne les remplace.

  • La recherche au DVA, en conditions, chronométrée, jusqu’au dégagement à la pelle. C’est un geste technique qui se perd sans entraînement.
  • La lecture du bulletin d’estimation du risque d’avalanche, qui n’est pas un indice de 1 à 5 mais un texte décrivant des situations, des orientations et des altitudes précises.
  • Le choix de la pente en fonction de ce bulletin : l’inclinaison, l’orientation, l’heure de la journée et ce qu’il y a en dessous.

Les clubs alpins, les bureaux des guides et les écoles proposent des journées de formation avalanche. C’est le meilleur investissement de la discipline, très loin devant tout achat de matériel.

Les premières sorties

Le niveau requis n’est pas à la montée mais à la descente : il faut être à l’aise sur piste rouge en toutes conditions, parce que la neige rencontrée en randonnée est rarement damée, croûtée, transformée, soufflée ou lourde, avec un sac sur le dos. La montée, elle, ne demande aucune technique particulière, seulement de l’endurance et un rythme régulier.

Trois habitudes se prennent dès la première sortie : partir tôt, parce que la neige se dégrade avec le soleil et que les conditions du matin ne sont pas celles de l’après-midi ; annoncer son itinéraire et son horaire de retour à quelqu’un qui reste en vallée ; et accepter de renoncer. Un demi-tour décidé à temps est une réussite technique, pas un échec.

Beaucoup de stations proposent des itinéraires de ski de randonnée balisés sur leur domaine, montée comprise : c’est la meilleure façon de faire ses premières sorties, avec le terrain sécurisé et le retour garanti. La préparation physique compte ici plus qu’ailleurs, une sortie représentant plusieurs heures de montée continue.

En planche, la même montée se fait en splitboard : notre comparatif tranche selon le profil. Pour accéder au même terrain plus lentement et sans matériel spécifique, voir les raquettes à neige. Et pour la trace damée, le ski de fond.

Questions fréquentes sur le ski de randonnée


Comment apprendre à faire du ski de randonnée ?

En commençant par une journée de formation à la sécurité avalanche, avant même la première sortie : recherche au détecteur, lecture du bulletin, choix de la pente. Les premières sorties se font ensuite sur les itinéraires balisés que de nombreuses stations tracent sur leur domaine, où le terrain est sécurisé, puis avec un club, un bureau des guides ou quelqu’un d’expérimenté. Le matériel se loue en pack le temps de savoir si la pratique convient.


Comment choisir les skis de randonnée adaptés à mon niveau de randonnée ?

Le critère principal est l’arbitrage entre le poids et la descente. Un ski léger et étroit monte vite et fatigue moins, mais devient difficile à tenir en neige lourde ; un ski plus large et plus lourd descend bien et se paie à chaque montée. Pour débuter, un ski polyvalent de largeur moyenne, loué plutôt qu’acheté, est le bon choix : c’est en pratiquant qu’on découvre si l’on privilégie la montée ou la descente.


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