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Ski de randonnée

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Le ski de randonnée : monter à la peau, et ce que ça engage

Le ski de randonnée consiste à monter à ski, peaux de phoque collées sous la semelle et talon libéré par la fixation, puis à bloquer le talon pour redescendre. Il ouvre toute la montagne hivernale hors des remontées mécaniques, et fait basculer le pratiquant dans un autre régime de responsabilité : au-dessus des pistes, personne ne sécurise le terrain. Notre guide pour bien débuter en sécurité est la première lecture à faire.

Le matériel comporte trois pièces que rien ne remplace, et qui ne servent qu'aux autres : le détecteur de victimes d'avalanche, la pelle et la sonde. Les trois se portent ensemble, se vérifient au départ, et surtout s'utilisent : une recherche DVA s'entraîne, sinon le matériel ne sert à rien le jour où il faut chercher. Vient ensuite l'équipement de progression, skis allégés, fixations à insert, peaux et couteaux.

Le niveau requis à la descente est celui d'un skieur à l'aise en toute neige sur piste rouge : la neige transformée, croûtée ou soufflée ne pardonne pas l'hésitation. La lecture du bulletin d'estimation du risque d'avalanche et le choix de la pente relèvent d'une formation, pas d'une lecture. En planche, la même montée se fait en splitboard : notre comparatif des deux tranche selon le profil. Voir aussi le ski alpin et les raquettes à neige, qui accèdent au même terrain plus lentement.

Questions fréquentes sur le ski de randonnée


Quelle est la différence entre le ski de fond et le ski de randonnée ?

Le ski de fond se pratique sur des pistes tracées et damées, en terrain plat ou vallonné, avec un matériel léger sans carre : l'objectif est le déplacement et l'effort d'endurance. Le ski de randonnée se pratique hors des pistes, sur des pentes de montagne, avec des peaux à la montée et un vrai ski à carres à la descente. Le premier ne demande aucun matériel de sécurité avalanche, le second l'impose.


Quel niveau de ski pour faire du ski de randonnée ?

Il faut être à l'aise à la descente sur piste rouge en toutes conditions, parce que la neige rencontrée en randonnée est rarement damée : croûtée, transformée, soufflée ou lourde. La montée, elle, ne demande aucun niveau technique, seulement de l'endurance. Le point qui décide n'est donc pas la montée mais la capacité à redescendre en sécurité une pente non préparée, sac au dos.