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Patinage sur glace

Comment choisir ses patins à glace

Le patin est le seul équipement qui compte pour débuter sur la glace, et c’est aussi celui qu’on choisit le plus mal. Un patin trop grand…

Par Publié Lecture 3 min
Paire de patins à glace lacés, posés sur la glace d'une patinoire

Le patin est le seul équipement qui compte pour débuter sur la glace, et c’est aussi celui qu’on choisit le plus mal. Un patin trop grand ne tient pas la cheville, un patin trop mou plie sous l’appui, et dans les deux cas le débutant conclut qu’il n’a pas l’équilibre : alors que c’est le matériel qui l’en empêche. Voici comment choisir, dans l’ordre qui compte.

Trois familles de patins

TypeLamePour qui
Patin de loisirCourte, légèrement crantée à l’avantPatinoire, sortie occasionnelle, apprentissage
Patin artistiqueLongue, avec un peigne dentelé à l’avantFigures, pirouettes, sauts
Patin de hockeyCourte et incurvée, sans peigne, coque rigideVitesse, changements de direction, contacts

La différence qui saute aux yeux est le peigne, ces dents à l’avant de la lame artistique : elles servent à amorcer les sauts et les pirouettes, et elles font trébucher tous ceux qui n’ont pas appris à en tenir compte. Un débutant qui hésite entre les trois prend un patin de loisir, et il aura raison.

La taille, et l’erreur qui coûte la séance

Un patin se prend à la pointure exacte, voire une demi-pointure en dessous de sa pointure de ville. C’est l’inverse du réflexe habituel, et l’inverse aussi de ce qu’on fait pour des chaussures de sport. La raison est simple : le pied doit être tenu, pas logé. Un pied qui bouge dans la coque ne transmet plus rien à la lame, et l’on passe la séance à chercher un équilibre que le matériel rend impossible.

Le repère à l’essayage : chaussé et lacé debout, les orteils effleurent le bout et se rétractent légèrement quand on fléchit les genoux. Le talon ne doit pas se soulever. Une paire dans laquelle on peut glisser un doigt derrière le talon est trop grande.

Le laçage compte autant : lâche sur les premiers œillets, au niveau des orteils, ferme sur la cheville, plus souple sur le haut de la tige. Un patin correctement lacé tient la cheville droite sans bloquer la flexion vers l’avant : et une cheville qui bascule vers l’intérieur n’est presque jamais un problème de muscles, c’est un problème de laçage.

Louer ou acheter

Les patinoires louent, et pour quelques séances par an c’est la bonne décision. Le seul vrai reproche à faire aux patins de location est l’usure : les lames sont souvent mal affûtées, ce qui donne l’impression de glisser sur du savon. Demander une paire récemment affûtée change complètement la première heure.

L’achat devient pertinent à partir d’une dizaine de séances par saison. Un point à prévoir dans le budget : l’affûtage, à refaire toutes les quinze à vingt heures de glace selon l’usage. Une lame émoussée ne mord plus dans les virages, et c’est le premier suspect quand un patineur régresse sans raison.

Avec quoi patiner

  • Des gants, en toute circonstance : les mains touchent la glace à la première chute, et la glace coupe.
  • Un casque pour les enfants et les débutants. Il est obligatoire en hockey et fortement recommandé partout ailleurs.
  • Des chaussettes fines, une seule paire. Deux paires épaisses font perdre le contact avec la coque et donnent l’illusion d’un patin à la bonne taille.
  • Un pantalon, jamais un short : la glace est froide et abrasive.

Une fois chaussé, l’ordre d’apprentissage est contre-intuitif : on n’apprend pas à avancer, on apprend à s’arrêter. Voir notre article sur le freinage et les virages et la rubrique patinage. Sur roues, la parenté est directe avec le roller, cité dans les sports en R.

Questions fréquentes sur les patins à glace


Quel patin à glace pour débuter ?

Un patin de loisir, sans hésiter. Sa lame est courte, sans peigne dentelé à l’avant, ce qui évite les chutes en avant que provoque le peigne des patins artistiques chez qui n’a pas appris à le gérer. Sa tige est plus souple qu’un patin de hockey, donc plus confortable pour des chevilles non habituées. On choisit une spécialité, artistique ou hockey, une fois qu’on tient debout et qu’on sait freiner.


Quelle taille prendre pour un patin à glace ?

Sa pointure exacte, voire une demi-pointure en dessous de sa pointure de ville, ce qui est l’inverse du réflexe habituel. Le pied doit être tenu et non logé : un pied qui bouge dans la coque ne transmet rien à la lame. Chaussé et lacé debout, les orteils effleurent le bout et le talon ne se soulève pas. On patine avec une seule paire de chaussettes fines, jamais deux épaisses, qui fausseraient l’essai.


À quel âge est-il conseillé de commencer à patiner ?

Les clubs accueillent couramment les enfants à partir de trois ou quatre ans, avec du matériel adapté et souvent une aide à la glisse. L’âge n’est pas le facteur décisif : ce qui compte est que l’enfant tienne debout de façon stable et accepte de tomber. Il n’y a pas non plus d’âge maximum, le patinage étant l’un des sports de glisse les moins traumatisants tant qu’on porte gants et casque.


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