Le splitboard : la randonnée en snowboard
Un splitboard est une planche de snowboard fendue en deux dans la longueur. Séparée, elle donne deux skis sur lesquels on monte, peaux collées sous la…
Un splitboard est une planche de snowboard fendue en deux dans la longueur. Séparée, elle donne deux skis sur lesquels on monte, peaux collées sous la semelle et talon libre ; réassemblée au sommet, elle redevient une planche pour la descente. C’est la réponse des snowboardeurs au ski de randonnée, et elle est arrivée tard : pendant des années, la seule option était de monter en raquettes avec la planche sanglée sur le dos. Voici comment ça marche, ce qu’il faut, et à qui c’est destiné.
Comment fonctionne un splitboard
La planche est coupée en deux moitiés symétriques, maintenues assemblées par des crochets aux extrémités et par les plaques de fixation elles-mêmes. Le passage d’un mode à l’autre, qu’on appelle une transition, se fait entièrement à la main et sans outil.
- En mode montée : les deux moitiés sont séparées, les peaux collées dessous, les fixations pivotées vers l’avant et fixées sur un axe qui libère le talon. On avance en glissant, comme en ski de randonnée.
- En mode descente : les moitiés sont réunies, les crochets fermés, les peaux retirées et pliées, les fixations replacées en travers sur leurs plaques. On retrouve une planche.
Une transition prend cinq à dix minutes quand on débute, deux à trois quand on a l’habitude. C’est le prix à payer, et le principal reproche fait au splitboard face au ski de randonnée, dont la transition se règle en une manipulation de talonnière.
L’équipement, poste par poste
| Poste | Ce qu’il faut savoir |
|---|---|
| La planche | Conçue fendue dès l’origine. Une planche classique découpée après coup perd en rigidité. |
| Les fixations | Spécifiques, elles basculent entre les deux modes. Poste le plus cher après la planche. |
| Les peaux | Découpées à la forme des deux demi-planches, avec un système de fixation en pointe et en talon. |
| Les bâtons | Télescopiques ou pliables : ils servent à la montée et se rangent dans le sac à la descente. |
| Les couteaux | Se posent sous la fixation et mordent la neige dure en dévers. Indispensables au printemps. |
| DVA, pelle, sonde | Non négociables, et à faire fonctionner : le matériel ne sert qu’à ceux qui savent chercher. |
Le choix des fixations mérite qu’on s’y arrête, parce qu’il conditionne toutes les transitions de toutes les sorties : notre guide des fixations de splitboard compare les systèmes. Le critère qui compte n’est pas le poids affiché mais la manipulation par grand froid, avec des gants.
Splitboard ou ski de randonnée
Le ski de randonnée monte plus vite, transitionne plus vite, et se débrouille mieux dans les traversées plates et les longues approches, où le splitboardeur pousse sur les bâtons pendant que les skieurs glissent. Le splitboard rend en échange une descente en planche, ce qu’aucun ski ne remplace pour un snowboardeur. Notre comparatif détaillé pose tous les critères.
La règle pratique, elle, est simple : si vous ridez déjà en planche et que vous n’aimez pas skier, le splitboard est la bonne réponse. Si vous êtes à l’aise sur les deux, le ski de randonnée est plus polyvalent.
Ce que ça engage, et qui ne se discute pas
Le splitboard n’est pas un accessoire de snowboard : c’est une pratique de montagne hivernale hors des pistes. Au-dessus des remontées mécaniques, personne ne sécurise le terrain, personne ne déclenche les avalanches, et personne ne vient chercher qui n’a pas prévenu. Trois choses relèvent de la formation et non de la lecture : la recherche au détecteur de victimes d’avalanche, qui s’entraîne, la lecture du bulletin d’estimation du risque, et le choix de la pente selon ce bulletin.
Les premières sorties se font encadrées, ou avec quelqu’un d’expérimenté, sur des itinéraires à faible pente. La location de matériel complet existe dans les stations de montagne et évite d’investir avant d’être sûr d’aimer. Voir aussi la rubrique snowboard et celle du ski de randonnée.
Questions fréquentes sur le splitboard
Qu'est-ce qu'un splitboard ?
Une planche de snowboard fendue en deux dans le sens de la longueur. Séparée, elle donne deux skis sur lesquels on progresse à la montée, peaux collées sous la semelle et talon libre. Réassemblée au sommet à l’aide de crochets et des plaques de fixation, elle redevient une planche pour la descente. Elle donne accès en snowboard à des pentes que les remontées mécaniques ne desservent pas.
Comment débuter en splitboard ?
En sachant déjà rider en toute neige, et en ayant suivi une formation à la sécurité avalanche : la montée est la partie facile, la descente hors piste est l’engagement. La première sortie se fait avec quelqu’un d’expérimenté, sur un itinéraire à faible pente, pour apprendre les transitions et le maniement des peaux sans se retrouver bloqué au mauvais endroit. La location de matériel complet évite d’investir avant d’être sûr.
Quelle est la différence entre un snowboard et un splitboard ?
Le snowboard est une planche d’un seul tenant, faite pour descendre depuis une remontée mécanique. Le splitboard se sépare en deux moitiés qui servent de skis à la montée, avec des fixations basculantes et des peaux amovibles. À la descente, un splitboard réassemblé est légèrement moins rigide et un peu plus lourd qu’un snowboard équivalent : c’est le prix de l’accès aux pentes non desservies.
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