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Bien choisir ses gants de snowboard

Les gants sont la pièce d’équipement qu’on achète le plus mal et qui gâche le plus de journées. Avoir froid aux mains à 10 h 30…

Par Publié Mis à jour Lecture 4 min
gants snowboard

Les gants sont la pièce d’équipement qu’on achète le plus mal et qui gâche le plus de journées. Avoir froid aux mains à 10 h 30 condamne la journée entière, et aucun autre vêtement ne compense. En snowboard, la contrainte est plus forte qu’en ski : on pose les mains dans la neige à chaque chute et à chaque assise en bord de piste, donc l’étanchéité compte autant que la chaleur. Voici comment choisir, dans l’ordre qui compte.

Gants, moufles ou mitaines : le premier arbitrage

TypeChaleurDextéritéPour qui
Gant, cinq doigtsCorrecteExcellenteRéglage de fixations, appareil photo, mains qui ne craignent pas le froid
MoufleLa meilleureFaibleMains froides, grand froid, journées sans manipulation
Mitaine trois doigtsBonneCorrecteLe compromis, et le choix le plus courant en snowboard

La raison est physique et non commerciale : dans une moufle, les doigts se réchauffent mutuellement et la surface d’échange avec l’extérieur est plus petite. À isolation strictement égale, une moufle sera toujours plus chaude qu’un gant. La mitaine à trois doigts récupère l’essentiel de cet avantage tout en laissant l’index libre, ce qui suffit pour ouvrir une fermeture ou tenir un forfait.

La taille, et comment la mesurer

C’est le point où se joue la moitié des mauvais achats. Un gant trop serré est plus froid qu’un gant trop grand : il comprime l’isolant, supprime la lame d’air qui isole réellement, et gêne la circulation du sang dans les doigts. Un gant trop grand laisse en revanche un vide qui ne se réchauffe jamais et fait perdre toute préhension.

La mesure se prend en deux temps, main dominante : le tour de paume, mètre ruban passé à la base des doigts sans serrer, pouce exclu ; et la longueur, de la base du poignet au bout du majeur. Les guides des fabricants convertissent ces deux valeurs, et ils ne concordent pas entre marques : la taille M d’une marque vaut le L d’une autre. À l’essayage, le bon repère est simple : les doigts touchent le bout sans être en butée, et le poing se ferme sans résistance.

Ce qui rend un gant réellement chaud

  • L’étanchéité avant l’isolation. Un gant mouillé ne tient plus chaud, quelle que soit sa garniture. C’est le point décisif en snowboard, où les mains passent leur journée dans la neige. Une membrane imperméable et respirante est le premier critère, pas le dernier.
  • La manchette. Longue, elle passe par-dessus la manche et empêche la neige d’entrer au poignet lors d’une chute. Courte, elle se glisse sous la manche et gêne moins. La longue est la plus sûre en apprentissage.
  • Le serrage au poignet. Un cordon ou une sangle qui ferme réellement le gant vaut mieux qu’un rembourrage supplémentaire.
  • La doublure amovible. Elle permet de faire sécher l’intérieur le soir, ce qui change tout sur un séjour d’une semaine : un gant qui n’a pas séché est froid dès la première heure du lendemain.
  • Le renfort de paume. En snowboard, la paume prend tous les appuis au sol. Un cuir ou un renfort synthétique y double la durée de vie du gant.

Les erreurs qui reviennent

La première est de superposer un sous-gant épais dans un gant déjà juste : on obtient l’effet inverse de celui recherché. Un sous-gant fin en soie ou en mérinos se prévoit à l’achat, en prenant la taille au-dessus.

La deuxième est de faire sécher les gants sur un radiateur brûlant. La chaleur directe durcit le cuir, décolle les membranes et raccourcit la vie du gant de plusieurs saisons. Ils sèchent à température ambiante, doublure sortie, à plat.

La troisième est d’oublier que le froid aux mains vient souvent d’ailleurs : un corps qui se refroidit ferme la circulation périphérique en premier. Un bonnet, une couche de plus sur le buste et une bonne récupération font davantage pour des mains chaudes qu’un gant plus épais. Voir notre article sur la récupération et l’équipement en conditions extrêmes.

Le reste du réglage qui décide d’une journée de planche est traité dans notre guide des fixations et le choix de la taille de planche. Voir aussi la rubrique snowboard.

Questions fréquentes sur les gants de snowboard


Quels sont les 3 types de gants ?

Le gant à cinq doigts, qui offre la meilleure dextérité et la chaleur la plus faible. La moufle, où les doigts sont réunis dans un même volume : c’est la plus chaude à isolation égale, parce que les doigts se réchauffent mutuellement et que la surface d’échange avec l’extérieur est réduite. Et la mitaine à trois doigts, qui isole l’index et réunit les trois autres : c’est le compromis, et le choix le plus répandu en snowboard.


Est-ce que les gants chauffants sont efficaces ?

Oui, sur le principe : une résistance alimentée par une batterie réchauffe le dos de la main et les doigts, et cela fonctionne réellement pour qui souffre du froid de façon chronique. Deux réserves s’imposent avant d’acheter. L’autonomie annoncée se mesure au réglage le plus faible et fond par grand froid, la batterie étant elle-même sensible aux basses températures. Et un gant chauffant mal étanche reste un gant froid : la chaleur ne compense pas l’humidité, elle l’accélère.


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