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Comment choisir son casque de VTT

Le casque de VTT est le seul équipement dont l’absence ne se rattrape pas. Il en existe trois familles, qui ne protègent pas les mêmes zones…

Par Publié Mis à jour Lecture 3 min
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Le casque de VTT est le seul équipement dont l’absence ne se rattrape pas. Il en existe trois familles, qui ne protègent pas les mêmes zones et ne s’utilisent pas sur les mêmes terrains : choisir le mauvais revient à porter une protection qui ne couvre pas là où l’on tombe. Voici comment trancher, et ce que les normes garantissent réellement.

Les trois familles

TypeCe qu’il couvrePour quel usage
Bol, dit demi-coqueCrâne, nuque partiellementCross-country, randonnée, trajets, VTT électrique
IntégralCrâne, nuque et mâchoireDescente, bike park, enduro engagé
Mentonnière amovibleLes deux, selon la configurationEnduro : bol à la montée, intégral à la descente

La question qui tranche est simple : allez-vous chuter en avant à vitesse ? Si oui, la mâchoire doit être protégée, et un bol ne le fait pas. C’est pourquoi l’intégral est obligatoire sur les pistes de descente de la quasi-totalité des bike parks. À l’inverse, porter un intégral pour une sortie de trois heures en côte est intenable : il chauffe et ne ventile pas.

La taille et le réglage : la moitié de la protection

Un casque à la bonne norme mal porté protège mal. Trois vérifications, dans l’ordre.

  • Le tour de tête se mesure au mètre ruban, à un centimètre au-dessus des sourcils. Les tailles constructeur partent de cette mesure, et elles diffèrent d’une marque à l’autre.
  • La position : le bord avant doit se situer à environ deux doigts au-dessus des sourcils. Un casque poussé en arrière laisse le front nu, et c’est la façon la plus répandue de mal le porter.
  • Le maintien sans jugulaire : molette serrée, jugulaire ouverte, le casque ne doit pas bouger quand on secoue la tête. Si c’est la jugulaire qui le tient, il est trop grand.

Ce que les normes disent, et ce qu’elles ne disent pas

En Europe, un casque de vélo vendu légalement porte le marquage CE et répond à la norme EN 1078. Les casques intégraux de descente répondent à une norme plus exigeante, qui teste l’absorption de la mentonnière. Ces normes valident la résistance à un choc perpendiculaire : elles ne mesurent pas le choc en rotation, qui est pourtant le mécanisme le plus courant en chute réelle.

C’est ce que cherchent à traiter les systèmes anti-rotation intégrés à de nombreux modèles, qui autorisent un léger glissement de la coque autour de la tête au moment du choc. Ce n’est pas un argument marketing, mais ce n’est pas non plus une garantie : cela reste un complément à une coque bien dimensionnée et bien portée.

Quand le remplacer

Deux règles ne se discutent pas. Après un choc, le casque se remplace, même sans dommage visible : la mousse de polystyrène travaille en s’écrasant, et une fois écrasée, elle ne protège plus au même endroit. Et il vieillit : les fabricants recommandent un remplacement au bout de trois à cinq ans, la mousse et les sangles se dégradant sous l’effet des ultraviolets, de la transpiration et de la chaleur.

Un casque stocké l’été dans un coffre de voiture vieillit beaucoup plus vite que ces trois ans. Le reste de ce qui compte sur un vélo est ailleurs : la pression des pneus, la préparation d’une première sortie en montagne et l’entretien après une sortie boueuse. Voir la rubrique VTT.

Questions fréquentes sur le casque de VTT


Quel casque de VTT choisir selon sa pratique ?

Le bol, ou demi-coque, convient au cross-country, à la randonnée et au VTT électrique : il ventile et se porte des heures. L’intégral s’impose dès qu’il y a de la vitesse et un risque de chute en avant, c’est-à-dire en descente et en bike park, où il est presque toujours obligatoire. La mentonnière amovible est le compromis de l’enduro : on monte en bol, on descend en intégral.


Quand faut-il changer son casque de VTT ?

Immédiatement après un choc, même sans dommage visible : la mousse absorbe en s’écrasant, et une mousse écrasée ne protège plus. En dehors de tout choc, les fabricants recommandent un remplacement tous les trois à cinq ans, la mousse et les sangles se dégradant sous l’effet des ultraviolets, de la transpiration et de la chaleur. Un casque laissé l’été dans un coffre de voiture vieillit bien plus vite.


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