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Raquettes à neige

Pourquoi se mettre aux raquettes à neige ?

La raquette à neige a longtemps traîné une réputation d’activité de repli, celle qu’on fait quand on ne skie pas. C’est une erreur d’appréciation : c’est la…

Par Publié Mis à jour Lecture 3 min
raquettes neige

La raquette à neige a longtemps traîné une réputation d’activité de repli, celle qu’on fait quand on ne skie pas. C’est une erreur d’appréciation : c’est la manière la plus simple et la moins chère d’accéder à la montagne en hiver, la seule qui ne demande aucun apprentissage technique, et la seule qui laisse le temps de regarder autour de soi. Voici à qui elle s’adresse et ce qu’elle demande vraiment.

Ce qu’elle a de différent

RaquettesSki de randonnéeSki alpin
ApprentissageAucun, on marchePlusieurs saisonsPlusieurs semaines
Coût d’entréeFaible, location possibleÉlevéÉlevé, plus le forfait
ForfaitAucunAucunIndispensable
RythmeLent, on observeSportifRapide
DescenteÀ pied, sans plaisir de glisseLe but de la sortieLe but de la sortie
Accessible en familleOui, dès 5-6 ansNonOui

La différence tient en une phrase : en raquettes, la montée est le but. On ne subit pas l’ascension en attendant la descente ; on marche pour être là où l’on marche. C’est un rapport à la montagne plus proche de la randonnée estivale que du ski, et c’est ce qui plaît ou ne plaît pas.

À qui ça s’adresse

  • Aux randonneurs d’été qui veulent prolonger la saison sans réapprendre un sport. Le geste est le même, le terrain change.
  • Aux familles, à partir de cinq ou six ans, avec des itinéraires courts et des raquettes adaptées.
  • À ceux que le ski rebute, par appréhension, par coût, ou parce que la station bruyante n’est pas ce qu’ils viennent chercher.
  • Aux sportifs aussi, contrairement à l’idée reçue : la marche dans la neige profonde est un effort sérieux, et il existe des courses de raquettes chronométrées.
  • À ceux qui veulent voir la faune. Le silence et la lenteur changent tout : on lit les traces, on croise ce que le skieur dépasse sans le voir.

Ce que ça demande vraiment

Marcher en raquettes n’a rien de technique, mais ce n’est pas marcher normalement. Il faut écarter légèrement les pieds pour ne pas marcher sur ses propres raquettes, ce qui sollicite l’intérieur des cuisses de façon inhabituelle : les courbatures de la première sortie viennent de là. En neige profonde et non tracée, l’effort est considérablement plus élevé que sur une trace damée : on peut passer du simple au triple en dépense énergétique.

Deux gestes s’apprennent en une sortie. En montée, on utilise le cale-pied (cette petite barre qui se relève sous le talon) et l’on plante la pointe de la raquette dans la pente. En descente, on garde le poids sur les talons et l’on descend franchement, en évitant de se pencher en arrière.

Côté équipement, le minimum tient en trois lignes : des chaussures de randonnée montantes et imperméables, des guêtres pour que la neige n’entre pas, et des bâtons avec grandes rondelles : ces derniers ne sont pas facultatifs, ils portent une part réelle de l’effort en montée et sécurisent la descente. La location d’une paire de raquettes coûte quelques euros la journée, ce qui permet d’essayer avant d’acheter.

Le point que la brochure ne dit pas

La facilité d’accès de la raquette est aussi son piège. Parce qu’on marche, on a l’impression d’être en randonnée ; on est en réalité en terrain avalancheux dès que la pente dépasse trente degrés, exactement comme un skieur de randonnée. Chaque hiver, des randonneurs en raquettes sont emportés sur des pentes qu’ils n’auraient pas identifiées comme dangereuses.

La conduite à tenir est simple : rester sur les itinéraires balisés pour l’hiver, qui évitent les zones exposées ; consulter le bulletin d’estimation du risque d’avalanche ; et, dès qu’on envisage de sortir des sentiers tracés, s’équiper en détecteur, pelle et sonde et se former. Voir nos conseils pour débuter et comment s’orienter quand le sentier disparaît.

Voir aussi la rubrique raquettes à neige et la rubrique randonnée.

Questions fréquentes sur les raquettes à neige


Comment marcher dans la neige avec des raquettes ?

On marche normalement, en écartant légèrement les pieds pour ne pas poser une raquette sur l’autre : c’est ce qui sollicite l’intérieur des cuisses et provoque les courbatures de la première sortie. En montée, on relève le cale-pied situé sous le talon et l’on plante la pointe de la raquette dans la pente. En descente, on garde le poids sur les talons et l’on descend franchement plutôt que de se pencher en arrière. Les bâtons portent une vraie part de l’effort.


Quel est l'âge minimum pour commencer à faire de la raquette à neige ?

Vers cinq ou six ans pour une vraie sortie, avec des raquettes de taille enfant, des itinéraires courts et peu de dénivelé. Plus jeune, la marche dans la neige devient vite décourageante et l’enfant se refroidit dès qu’il ralentit. Il n’y a en revanche aucune limite haute : c’est l’une des activités de montagne hivernales les plus accessibles aux marcheurs âgés, puisqu’elle ne demande ni technique ni vitesse.


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